Joost revient de loin
Je crois que cela fait bientôt 2 ans que Joost existe. Connu sous le nom de Project Venice à ses débuts, Joost avait quasiment tout pour plaire. Créé par Janus Friis and Niklas Zennstrom, à l’origine de Skype et Kazaa, Joost se voulait être une plate-forme d’IPTV. Même si le protocole de distribution choisi (le P2P) avait attiré mon attention, le fait que tous les contenus doivent être approuvés par Joost avant d’être diffusés ainsi que le présence systématique de DRM m’avait faire prendre beaucoup de distance du projet. Ajoutons à cela que Joost fonctionnait en tant d’application autonome et nécessitait donc téléchargement et installation - les écueils étaient nombreux pour que Joost se fasse une place sur les machines des utilisateurs - des écueils tous installés par Joost malheureusement. Inhérent à sa technologie, le fait que peu d’utilisateurs fasse usage du logiciel rendait la plupart des émissions longues à charger. On était alors très loin de l’IPTV dont tout le monde rêve - une web tv on demand.
Fort heureusement, il semble que Joost fasse désormais table rase du passé. Puisse que depuis aujourd’hui, Joost se présente sous un autre aspect: Joost est maintenant un site web de contenus vidéos… un peu comme il en existe des dizaines déjà ! Une particularité cependant, le contenu proposé semble être original. Toutes les émissions et films sont classés en catégorie de la même manière que Joost l’application. On retrouve les vieux dessins animés des années 80, les émission américaines, des reportages animaliers et historiques, des films, des courts métrages. Bref rien de bien sexy. La qualité des vidéos est cependant au rendez-vous mais pas de HD. L’interface est bien conçu, on peut parcourir le catalogue de vidéos facilement en naviguant à travers les différentes catégories et ajouter les vidéos à une playlist.Une fois lancée, les vidéos s’enchaînent les unes après les autres (et n’oblige pas cliquer à nouveau sur lecture). Monétisation oblige, une pub en interstitielle se glisse toutes les deux ou trois vidéos; on s’en rend compte mais ça ne choque pas les yeux- donc ça va. Joost change donc - s’améliore, oui, mais pas au point de devenir incontournable (comme l’était mon regretté Stage6).
Passer d’une application à un site web a dû être une decision assez difficile pour Joost. Nul doute que la pression de Hulu, uniquement accessible depuis le territoire Américain (et son ouverture prochaine supposée à l’international) y est pour beaucoup. Je vais à nouveau surveiller Joost du coin de l’oeil. Je reposte si le site devient une révolution, promis.




